Une industrie à fort potentiel, mais en tension
Avec des coûts qui augmentent et une pénurie de ressources humaines face à une demande qui s'intensifie, on serait tenté de noircir le tableau concernant l'industrie de la santé et de la recherche médicale. Elle concentre pourtant une part importante des investissements planétaires, et les moyens consentis en matière de digitalisation sont conséquents.
Alors pourquoi peine-t-elle à se transformer malgré un potentiel avéré et des besoins appelés à croître ?
Des cycles de transformation non-aboutis qui épuisent
Plus de 40 % des professionnels de santé aux États-Unis et en Europe approchent ou atteignent l'âge de la retraite : la pénurie qui s'annonce rend urgente l'automatisation des tâches répétitives.
L'industrie tâche de répondre à ses défis structurels par l'innovation, mais elle souffre d'un manque de méthodologie dans son déploiement qui la met en difficulté, épuise les professionnels et entame la confiance des patients.
35 % des dirigeants avertissent que la fatigue organisationnelle liée aux transformations successives va freiner leur capacité à se transformer, contre 28 % l'an dernier.
Le problème n'est donc pas seulement technique : ses causes comme ses conséquences sont également organisationnelles et humaines.
Dans un secteur où une part croissante des paiements et remboursements sont conditionnés aux résultats, ces lacunes peuvent rapidement devenir un risque stratégique majeur pour les organisations.
Mais l'impact porte aussi sur les patients : un britannique nouvellement diagnostiqué d'un cancer a aujourd'hui une chance sur trois d'attendre plus longtemps que les recommandations cliniques pour commencer son traitement.
En France, 73% des patients déclarent avoir renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années en raison des délais, de la complexité du parcours de soins ou de son coût.
En synthèse, trois erreurs reviennent systématiquement chez les acteurs du secteur dans le cadre leur transformation: avancer des promesses de marque que la technologie ne peut pas encore honorer, repenser l'expérience avant de connecter les systèmes qui la sous-tendent, et investir dans l'IA avant de stabiliser les infrastructures.
Chez AREA 17, nous abordons ces défis comme un système unifié à trois niveaux : la marque et son positionnement dans l'industrie, l'expérience des utilisateurs à travers les canaux, et les fondations technologiques et organisationnelles qui les rendent possibles.