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Rapport

E-commerce et retail — Unifier le commerce, de l’offre à la relation client

La réalité du marché

Un marché où relier l’offre, les canaux et les données devient décisif

L’e-commerce a mûri. Les consommateurs arbitrent désormais entre prix, qualité, transparence et fluidité de l’expérience. Plus de la moitié des marques DTC cotées ont vu leur cours chuter de plus de 50 %, tandis que les retailers omnicanaux affichaient jusqu’à 11 % de conversion supplémentaire. Sans établir de lien de causalité unique, cet écart montre les limites des modèles trop dépendants d’un seul canal et l’avantage de ceux qui relient plusieurs points de contact.

La performance repose désormais sur la capacité à réunir dans un même système la découverte, l’offre et sa disponibilité, l’achat en ligne ou en magasin, le paiement et la connaissance client. 

Les retailers qui orchestrent ces dimensions captent davantage de valeur et conservent la maîtrise de la relation. Les autres en cèdent progressivement une partie, ainsi que les données associées, aux marketplaces, aux réseaux sociaux et aux assistants IA qui contrôlent certains moments clés du parcours.

Des silos qui limitent les marges

Les nouveaux leviers de croissance — seconde main, private label, retail media, recommendations IA et nouveaux moyens de paiements — reposent sur les mêmes capacités : des données client exploitables, des informations produit fiables, un inventaire disponible en temps réel et des services connectés entre les canaux.

Dans des systèmes fragmentés, chaque initiative exige ses propres outils et intégrations. Les coûts augmentent, les délais s’allongent et les expérimentations peinent à se généraliser. 

Les entreprises qui ont intégré leurs opérations et leurs fondations technologiques atteignent un retour actionnarial quatre fois supérieur à celui de leurs concurrents contraints par leur legacy. Pourtant, seuls 6 % des dirigeants disposent d’un plan concret pour y parvenir.

Le marché se polarise également. La fast fashion et les plateformes low-cost captent les consommateurs qui arbitrent avant tout sur le prix, tandis qu’un segment croissant accepte de payer davantage pour des offres plus responsables et transparentes. Ainsi, 62 % des acheteurs de moins de 30 ans se disent prêts à payer jusqu’à 10 % de plus pour des produits dont la traçabilité est pleinement accessible. Entre les deux, les retailers sans positionnement clair peinent à justifier leur différence.

En synthèse, trois erreurs freinent systématiquement la transformation des acteurs du secteur: confier la seconde main et la recommandation à des intermédiaires, cédant ainsi une partie de leurs données et de la relation client ; maintenir des parcours fragmentés entre réseaux sociaux, sites et applications, magasins, paiement et interfaces IA, qui multiplient les ruptures et les abandons ; bâtir sur des infrastructures legacy qui freinent le déploiement du retail media, de l’IA et de nouveaux services de paiement.

Chez AREA 17, nous abordons ces enjeux comme trois dimensions d’un même système : la marque et son positionnement dans l'industrie, l'expérience des utilisateurs à travers les canaux, et les fondations technologiques et organisationnelles qui les rendent possibles.

Reprendre la maîtrise de l’offre et de la relation client

Les retailers qui confient leur programme de seconde main à des tiers perdent à la fois des revenus et des données client. Aux États-Unis, ce marché devrait atteindre 73 milliards de dollars en 2028. Quelque 163 marques de mode américaines ont déjà lancé leur propre programme de revente, et 74 % des grandes marques qui n’en ont pas encore envisagent de le faire.

Le private label répond au même enjeu. La Gen Z devrait consacrer 18 % de son budget de biens de grande consommation aux marques propres d’ici 2026, davantage que toute autre génération. Et 84 % des consommateurs jugent leur qualité équivalente à celle des marques nationales. 

En proposant ses propres produits, le retailer engage directement sa réputation et donne une expression concrète à son positionnement. 

Réduire le private label à une alternative moins chère revient donc à négliger sa véritable valeur : renforcer la confiance, affirmer une différence et reprendre le contrôle de l’offre.

Les assistants d’achat IA prennent également une place croissante dans la découverte et le choix des produits. 46 % des consommateurs estiment qu’une IA conversationnelle pourrait leur donner un avis plus honnête qu’un ami sur une tenue. Dans le même temps, le trafic provenant de services d’IA générative vers les sites retail américains a progressé de 1 300 % pendant les fêtes de 2024. 

Dans un marché saturé, la capacité à être recommandé par l’IA et à proposer des conseils pertinents devient un différenciateur de marque.

À retenir 

Seconde main, private label et recommandation par l’IA permettent de mieux maîtriser l’offre, les données et la relation client. Réunis dans une même stratégie, ces leviers renforcent la cohérence et la différenciation de la marque.

Intégrer les réseaux sociaux et l’IA au cœur d’un parcours d’achat sans rupture

Le commerce mobile devrait représenter 63 % des ventes e-commerce mondiales en 2028. Près des deux tiers de la Gen Z utilisent déjà les réseaux sociaux pour rechercher des produits, soit deux fois plus que les générations précédentes. Le parcours ne suit plus une séquence fixe : il peut commencer sur les réseaux sociaux, se poursuivre sur un site ou une application et se conclure en magasin. 

Pourtant, de nombreux retailers continuent de concevoir leur expérience à partir du desktop et de leurs canaux historiques.

Le paiement reste un point de friction critique. 59 % des consommateurs abandonnent leur panier lorsque leur moyen de paiement préféré n’est pas disponible. Les wallets et les checkouts accélérés, comme Apple Pay ou Shop Pay, réduisent cette friction et peuvent afficher des taux de conversion jusqu’à 21 % supérieurs à ceux des checkouts standards.

La continuité entre découverte sociale, achat mobile et magasin est désormais un prérequis. 

L’enjeu consiste à unifier en temps réel les données produit, les stocks, les prix, les commandes et les paiements, afin que le parcours puisse se poursuivre entre les canaux du retailer, les plateformes sociales et les assistants IA. Cette fondation rend aussi possible le commerce agentique. 

L’IA ne se contente plus de recommander des produits. Elle aide à les rechercher, à les comparer et à les sélectionner, et commence à intervenir directement dans la transaction.

À retenir 

Réseaux sociaux, mobile et IA sont devenus des portes d’entrée majeures du commerce. L’avantage se joue dans la capacité à prolonger chaque interaction sans rupture jusqu’au paiement et au magasin, tout en conservant la maîtrise des données et de la relation client.

Unifier les données pour activer le retail media, l’IA et les paiements

Dans des systèmes fragmentés, chaque nouveau canal, cas d’usage IA ou moyen de paiement exige ses propres intégrations. Les coûts augmentent, les délais s’allongent et les initiatives restent difficiles à généraliser. Les retailers qui ont unifié leurs fondations technologiques atteignent un retour sur capital investi jusqu’à 2,2 fois supérieur. 

Ils peuvent réutiliser les mêmes données produit, client, stock et transaction dans l’ensemble de leurs services, plutôt que de reconstruire chaque capacité séparément.

Le retail media illustre directement la valeur de cette infrastructure. Ce marché devrait atteindre 165 milliards de dollars en 2028 et représenter entre 14 et 24 % des dépenses publicitaires. 

Pour en capter la valeur, les retailers doivent relier leurs audiences first-party aux comportements d’achat et aux transactions.

La même fondation permet d’accélérer les décisions de merchandising par l’IA — jusqu’à dix fois plus rapides — et d’intégrer plus facilement de nouveaux moyens de paiement, qui pourraient représenter 82 % des transactions d’ici 2030.

À retenir 

Retail media, IA et paiements créent davantage de valeur lorsqu’ils reposent sur des fondations communes. Déployés en silos, ils restent coûteux, difficiles à généraliser et laissent une part croissante de la valeur aux intermédiaires.

Conclusion

La valeur du retail se concentre chez les acteurs capables de relier l’offre, le parcours et les données. Les retailers qui maintiennent des expériences et des infrastructures fragmentées ne perdent pas seulement en efficacité : ils laissent progressivement les intermédiaires capter une partie de leurs marges, de leurs données et de la relation client.

Chez AREA 17, nous combinons stratégie et craft pour aider les organisations e-commerce et retail à créer une valeur durable en agissant sur ces trois leviers :

Renforcer la marque par la maîtrise de l’offre et de la recommandation, en faisant de la seconde main et du private label des expressions concrètes du positionnement, et en préparant les produits à être compris et recommandés par l’IA.

Intégrer les réseaux sociaux et l’IA au cœur d’un parcours d’achat sans rupture, en assurant la continuité entre découverte, site ou application, magasin et paiement.

Unifier les données et les fondations technologiques, afin de déployer le retail media, la personnalisation par l’IA et les nouveaux services de paiement comme un système cohérent plutôt que comme des initiatives isolées.

Vous faites face à ces défis ? Nous serions ravis d'en discuter.

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